Des opérateurs à la Bourse de New York, le 28 septembre 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
La Bourse de New York a clôturé en hausse jeudi, portée par la détente des taux obligataires américains et par le rebond de certaines valeurs liées à l'intelligence artificielle (IA), pénalisées plus tôt par des craintes autour de leur niveau d'endettement.
Après une ouverture dans le rouge, l'indice Nasdaq - qui rassemble les valeurs technologiques - a finalement grappillé 0,08% et l'indice élargi S&P 500 a progressé de 0,33%. Le Dow Jones s'est octroyé 1,08%.
"Le rebond en séance du secteur des semi-conducteurs a été particulièrement impressionnant", remarquent les analystes de Briefing.com. "De nombreux titres ont effacé une grande partie de leurs pertes."
La place américaine avait en effet commencé la journée dans le rouge, pâtissant des craintes de plus en plus vives sur le modèle économique des géants de l'IA.
Dernier exemple en date : l'entreprise américaine CoreWeave, qui construit des centres de données optimisés pour l'IA pour louer leur puissance informatique, avait dévissé de 16% la veille, minée par les inquiétudes sur son niveau d'endettement et les montants qu'elle doit payer pour continuer à emprunter auprès des investisseurs.
Mais après un début de séance en baisse, l'action a finalement profité de déclarations de Jensen Huang, patron du mastodonte Nvidia, explique à l'AFP Tom Cahill, analyste de Ventura Wealth Management.
"La solidité de CoreWeave s'améliore de jour en jour", a déclaré M. Huang auprès de l'agence Bloomberg lors d'un événement organisé jeudi à Stockholm. "Je suis optimiste."
L'action CoreWeave a finalement gagné 5,94% à 69,69 dollars entraînant dans son sillage d'autres géants du secteur qui avaient également été initialement boudés, comme son concurrent Nebius (+1,29%) ou le spécialiste des puces Micron (+1,87%).
Ce rebond n'a toutefois pas profité à tous les grands noms du secteur : Nvidia a perdu 1,84%, AMD a lâché 1,50% et Broadcom, 0,55%.
La place américaine a aussi apprécié jeudi l'accalmie sur le front obligataire.
Vers 20H30 GMT le rendement des emprunts de l'État américain à échéance dix ans chutait à 5,08% contre 5,19% à la clôture la veille, et jusqu'à 5,35% une semaine plus tôt.
"Cette réaction est contre-intuitive", estime Tom Cahill, alors que l'indice des prix à la production (PPI) - publié jeudi - a accéléré en septembre aux États-Unis, à +6,3% sur un an.
Avec la nette progression la veille des prix à la consommation (CPI), ces données renforcent, selon les analystes, les besoins pour la Réserve fédérale (Fed) de lutter contre l'inflation en rehaussant ses taux directeurs.
Or, en théorie, les anticipations de resserrement monétaire entraînent une progression des taux obligataires.
Mais avec le retour des questionnements autour de l'IA, "c'est une bonne occasion de réduire son exposition aux actions et de réallouer une partie des capitaux vers les obligations", estime Tom Cahill, ce qui fait mécaniquement baisser les rendements.
À la cote, PepsiCo (-0,69% à 128,38 dollars) a reculé après l'annonce de la perte de son partenariat avec la chaîne de restauration rapide KFC, au profit de Coca-Cola (+0,13% à 91,90 dollars) aux États-Unis.
À partir de janvier 2027, KFC remplacera progressivement l'offre de boissons par celle de Coca-Cola dans ses restaurants américains, le déploiement devant être achevé d'ici au printemps 2027, a précisé The Coca-Cola Company dans un communiqué.
Nasdaq

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